Rater le concours de sous-officier de gendarmerie (SOG) est fréquent, et ce n'est pas une fin de parcours. Beaucoup de gendarmes en poste ont échoué une ou deux fois avant de réussir. L'essentiel est de savoir combien de tentatives vous avez et, surtout, comment transformer un échec en tremplin.
Combien de fois peut-on passer le concours SOG ?
L'article 13-1 du décret n° 2008-952 pose que « nul ne peut se présenter plus de trois fois à chacun des concours » : la limite porte sur les présentations, pas sur les inscriptions, et elle vaut séparément pour l'externe et pour l'interne. Ces deux limites étant distinctes, un candidat qui remplit les conditions des deux voies peut, au total, disposer de jusqu'à six possibilités de présenter le concours de sous-officier de gendarmerie. Aucun délai de carence n'est posé par ce texte : rien n'oblige à laisser passer un an avant de se représenter, et les sessions s'enchaînent d'ailleurs à un rythme tel que les inscriptions d'une session peuvent ouvrir avant l'écrit de la précédente. Vérifiez toujours les conditions en vigueur sur le portail officiel, elles peuvent évoluer.
La voie GAV : rebondir en intégrant la gendarmerie
La stratégie la plus efficace après un échec au concours externe consiste souvent à s'engager comme gendarme adjoint volontaire (GAV). En intégrant la gendarmerie, vous découvrez concrètement le métier, vous vous forgez une expérience et vous ouvrez la porte du concours interne, souvent perçu comme plus accessible, une fois l'ancienneté requise atteinte (de l'ordre d'un an de service). Le GAV n'est pas limité en nombre de tentatives, dans la limite d'âge fixée. C'est une voie de contournement précieuse pour qui veut vraiment devenir gendarme.
Analyser son échec pour progresser
Un échec est une source d'informations. Identifiez précisément l'épreuve qui vous a fait défaut : la composition de culture générale, l'entretien, l'épreuve physique gendarmerie ou l'évaluation numérique. Chacune se travaille différemment. Si c'est l'écrit, retravaillez la méthode et la culture générale ; si c'est le sport, planifiez un entraînement régulier ; si c'est l'oral, multipliez les simulations. Une préparation ciblée sur vos points faibles change tout lors de la tentative suivante.
Ne négligez pas la liste complémentaire
Ne pas figurer sur la liste principale ne signifie pas toujours l'échec définitif : les listes complémentaires sont réellement utilisées. Des places se libèrent (désistements, inaptitudes) et des candidats sont appelés depuis la liste complémentaire. Restez donc joignable et vérifiez régulièrement votre situation dans les semaines qui suivent la publication des résultats.
Garder le cap
La sélectivité du concours SOG fait qu'un échec au premier essai est courant. L'important est la régularité de la préparation et la capacité à rebondir. Que vous choisissiez de vous représenter en externe, de passer par le GAV puis l'interne, ou de renforcer votre dossier, chaque tentative vous rapproche du but à condition d'en tirer les leçons.
▸ Sources
- Devenir sous-officier de gendarmerie — conditions et concours · Gendarmerie nationale — Ministère de l'Intérieur
- Gendarme adjoint volontaire (GAV) — recrutement · Gendarmerie nationale — Ministère de l'Intérieur