Les PGHM et PGM dans le secours en montagne
La Gendarmerie nationale arme, dans les massifs montagneux, des pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM) et des pelotons de gendarmerie de montagne (PGM). Ces unités sont des acteurs majeurs du secours en montagne en France, intervenant été comme hiver pour porter assistance aux victimes d'accidents (alpinisme, randonnée, ski, parapente, spéléologie) dans des milieux dangereux et difficiles d'accès, souvent par hélitreuillage.
Le gendarme de montagne n'est pas seulement un secouriste : il reste un gendarme, exerçant la police judiciaire en montagne (enquêtes sur les accidents mortels, recherches de personnes disparues) et des missions de police de l'environnement et de surveillance. Cette double casquette — sauveteur d'élite et enquêteur — caractérise la spécialité.
Des missions au plus près du danger
Le secours en montagne constitue le cœur de l'activité : interventions sur paroi, en crevasse, en avalanche, évacuations héliportées en conditions extrêmes, recherches de personnes égarées. Les pelotons travaillent en coordination avec les secours médicaux (médecins, SAMU) et les moyens aériens de la Gendarmerie (Forces aériennes de la gendarmerie). En hiver, l'activité avalanche et le secours sur domaine skiable s'intensifient ; en été, l'alpinisme et la randonnée génèrent un pic d'interventions.
À ces missions s'ajoutent la police judiciaire (déterminer les causes d'un accident, parfois mortel), la prévention (information des pratiquants, conseils de sécurité) et la surveillance générale des massifs. C'est un métier physiquement et psychologiquement exigeant, exercé dans un cadre naturel exceptionnel mais impitoyable.
Une sélection parmi les plus exigeantes de la Gendarmerie
L'accès à la montagne ne se fait pas en sortie d'école : il faut être sous-officier de gendarmerie confirmé, justifier de plusieurs années d'expérience opérationnelle, et surtout démontrer un niveau technique élevé en alpinisme et en ski. La sélection comporte des tests techniques redoutables : escalade, cramponnage et progression sur glace, ski toutes neiges et hors-piste, endurance en altitude, aptitude au travail en environnement vertical et exposé. Le profil recherché combine excellence physique, sang-froid, expérience de la haute montagne en pratique personnelle et maturité professionnelle.
Beaucoup de candidats à la spécialité pratiquent intensivement la montagne à titre personnel avant même d'entrer en gendarmerie : c'est un atout déterminant. Les conditions précises (ancienneté, niveau de brevets exigés) sont fixées par la note de cadrage de la sélection.
La formation au CNISAG et le parcours type
Les candidats retenus suivent une formation qualifiante exigeante au Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie (CNISAG), basé à Chamonix. Cette formation, étalée dans le temps, valide les compétences de secouriste en montagne et de progression technique nécessaires pour intégrer un peloton. La montée en compétence se poursuit tout au long de la carrière (recyclages, qualifications complémentaires).
Parcours type : réussir le concours SOG externe, effectuer ses premières années en unité, entretenir et développer son niveau montagne en pratique personnelle, puis candidater à la sélection montagne et, en cas de réussite, suivre la formation CNISAG. Pour démarrer, travaillez le concours SOG (la condition physique générale est déjà déterminante : voir notre guide des épreuves sportives) en gardant ce projet de spécialisation comme cap à moyen terme.
▸ SOURCES
- Secours en montagne et PGHM — portail officiel — Ministère de l'Intérieur
- Portail recrutement Gendarmerie nationale — Gendarmerie nationale — Ministère de l'Intérieur