Les épreuves sportives SOG : l'EPG en 2026
Depuis la réforme du recrutement, l'épreuve sportive du concours de sous-officier de gendarmerie (SOG) porte un nom précis : l'EPG, l'épreuve physique de la gendarmerie. Elle se déroule lors de la phase d'admission, après l'admissibilité (écrits), sur des sites de sélection et sous le contrôle d'évaluateurs habilités. Contrairement à une idée encore très répandue, ce ne sont plus le test de Cooper, le Luc Léger ou une série de tractions et d'abdominaux qui décident du sort du candidat : ces tests, courants dans d'autres concours ou en préparation physique, ne constituent pas l'épreuve du concours SOG. Si vous préparez la gendarmerie, c'est bien l'EPG qu'il faut travailler.
L'EPG est une épreuve unique enchaînant trois ateliers, réalisée en tenue de sport. Elle est affectée d'un coefficient 3 et toute note inférieure à 6/20 est éliminatoire, quels que soient vos résultats aux écrits et aux oraux. La note est établie à partir d'un barème national différencié selon le sexe et la tranche d'âge du candidat. Les valeurs précises (temps, charges, seuils) sont fixées par les textes officiels et publiées sur lagendarmerierecrute.fr et dans le barème officiel de la gendarmerie : vérifiez toujours le format exact de votre session, seuls ces documents faisant foi.
Atelier 1 : le parcours d'obstacles
Le premier atelier est un parcours d'obstacles chronométré, qui évalue la vitesse, l'agilité et la capacité à franchir des difficultés en enchaînement. Dans le format en vigueur, le candidat s'élance sur un circuit d'une cinquantaine de mètres qu'il doit boucler plusieurs fois (de l'ordre de six tours) le plus rapidement possible, en franchissant à chaque passage une série d'obstacles : sauts de tapis, escaliers, poutres d'équilibre, haies, entre autres.
C'est un effort court et intense, très différent de l'endurance longue que mesure un test de Cooper. La performance dépend de l'explosivité, de la qualité des appuis, de la coordination et de la capacité à répéter des franchissements sans se désorganiser malgré la fatigue et l'essoufflement. Le temps réalisé sur cet atelier entre dans le calcul de la note, selon le barème par sexe et âge.
Atelier 2 : la simulation de combat
Le deuxième atelier, également chronométré, est une simulation de combat qui évalue la force et la résistance musculaire. Dans le format en vigueur, le candidat doit tirer sur une corde placée face à lui pour soulever une charge — de l'ordre de 36 kg pour les hommes et 25 kg pour les femmes — et réaliser plusieurs arcs de cercle (environ six passages sur 180°), bras fléchis, sans laisser la charge toucher le sol.
Cet atelier sollicite la force de traction, le gainage et la tenue sous contrainte. Le temps réalisé sur ce deuxième atelier s'ajoute à celui du parcours d'obstacles : ce sont ces deux ateliers chronométrés qui déterminent la note sur 20, convertie via le barème officiel. Une bonne préparation combine donc vitesse (atelier 1) et force fonctionnelle de tirage (atelier 2).
Atelier 3 : le transport de poids
Le troisième atelier est un transport de poids, évalué à l'issue du chronométrage des deux premiers ateliers. Le candidat doit déplacer une charge de l'ordre de 45 kg. Contrairement aux deux premiers ateliers, ce transport n'est généralement pas noté au temps mais évalué en réussite ou échec : il s'agit de démontrer la capacité à porter et déplacer une charge lourde, geste représentatif des contraintes du métier (porter du matériel, une victime, un équipement).
Ne négligez pas cet atelier sous prétexte qu'il n'entre pas dans le chrono : ne pas le valider peut compromettre l'épreuve. Le port de charge lourde se prépare spécifiquement — soulevé de terre, portés, gainage — pour l'aborder en confiance après l'effort intense des deux premiers ateliers. Reportez-vous au barème officiel pour les modalités exactes (charge, distance, conditions de validation) de votre session.
Programme d'entraînement et stratégie d'optimisation
L'EPG récompense un profil explosif et fonctionnellement fort, pas un pur coureur de fond. Le programme de préparation doit donc cibler trois qualités : la vitesse et l'agilité (pour le parcours d'obstacles), la force de traction et de gainage (pour la simulation de combat) et la force de port de charge (pour le transport de poids), le tout avec une bonne tolérance à l'effort court et intense.
Programme type sur 12 semaines (préparation longue), 4 à 5 séances par semaine : 2 séances de vitesse et pliométrie (sprints courts, franchissements, montées d'escaliers, changements d'appui), 2 séances de renforcement fonctionnel (tractions et tirage à la corde, soulevé de terre, port de charge, gainage) et 1 séance de cardio court à haute intensité (fractionné court, circuit training). Prévoyez des simulations de l'enchaînement des ateliers en semaine 6 et en semaine 11 pour calibrer votre effort.
Programme accéléré sur 6 semaines (profil déjà sportif), 4 séances par semaine : combinez vitesse et renforcement dans des circuits, en priorisant votre point faible. Stratégie : identifiez l'atelier qui vous pénalise et investissez-y l'essentiel de votre effort, sans jamais négliger le transport de poids (réussite/échec). La semaine précédant l'épreuve, réduisez le volume, soignez la récupération et l'hydratation ; le jour J, échauffez-vous complètement avant de vous présenter. Les anciens tests d'endurance (Cooper, Luc Léger) peuvent rester des outils d'entraînement complémentaires pour le fond, mais ils ne remplacent pas le travail spécifique de l'EPG.
▸ Sources
- L'épreuve physique de la gendarmerie (EPG) — SOG — Gendarmerie nationale — Ministère de l'Intérieur
- Concours SOG — barème de l'épreuve physique gendarmerie (EPG) — Gendarmerie nationale — Ministère de l'Intérieur
- Devenir sous-officier de gendarmerie — épreuves physiques — Gendarmerie nationale — Ministère de l'Intérieur