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05MÉTHODOLOGIE

Lettre de motivation gendarmerie 2026 : ce qui la remplace

Le dossier gendarmerie ne demande plus de lettre de motivation : ni pour le GAV (arrêté du 15 décembre 2025), ni pour le concours SOG. Ce qui la remplace.

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Ce que dit le texte en vigueur depuis le 1er janvier 2026

Le recrutement des gendarmes adjoints volontaires est régi par l'arrêté du 15 décembre 2025 relatif au recrutement des volontaires dans les armées en service au sein de la gendarmerie nationale, publié au Journal officiel. Son article 10 fixe son entrée en vigueur au 1er janvier 2026.

Ce texte décrit la procédure de sélection dans ses annexes II et III, phase par phase et domaine d'emploi par domaine d'emploi. Aucune de ces annexes ne mentionne de lettre de motivation. Ni le corps de l'arrêté, ni la description des phases.

C'est une information qui compte, parce qu'elle contredit la plupart des pages positionnées sur cette recherche. Si vous êtes arrivé ici en cherchant un modèle de lettre de motivation pour la gendarmerie, la réponse utile n'est pas un modèle de plus : c'est que le dossier ne vous en demande pas. Le travail que vous étiez prêt à y consacrer reste nécessaire, mais il s'exprime ailleurs, et cette page vous dit où.

Dossier GAV : deux phases, et la première est éliminatoire

L'arrêté organise la sélection en deux phases, et l'accès à la seconde dépend de la première : « Seuls les candidats ayant réussi la phase 1 sont autorisés à poursuivre la procédure de sélection en accédant à la phase 2. » Le candidat qui n'y satisfait pas reçoit une décision de non-agrément.

Phase 1, domaine d'emploi agent de police judiciaire adjoint (GAV APJA) : l'annexe II retient trois épreuves, un test de connaissances générales de la langue française, un test de compréhension de texte, et un inventaire de personnalité.

Phase 1, domaine d'emploi soutien : l'annexe III ne retient que l'inventaire de personnalité.

Phase 2, identique pour les deux domaines : un entretien de recrutement comportant un échange collectif, un entretien individuel avec un référent-recrutement, et un questionnaire d'entretien.

Côté conditions, l'article 2 de l'arrêté demande d'être « âgé de 17 ans au moins et de 26 ans au plus à la date du dépôt de la candidature ». Les conditions complètes et les dérogations possibles sont détaillées dans notre guide du recrutement GAV.

À noter : l'arrêté ne fixe pas de session nationale à date unique, contrairement aux concours de sous-officier, dont chaque session est ouverte par un arrêté qui lui est propre.

Concours SOG : les pièces réellement exigées

Le concours de sous-officier suit une autre logique. C'est un concours au sens strict, dont la session est ouverte par arrêté : celle de septembre 2026 l'a été par un arrêté du 15 décembre 2025.

Là non plus, la lettre de motivation n'apparaît pas. Le parcours de candidature publié par la Gendarmerie nationale énumère ce qu'il faut apporter aux épreuves d'admission : la pièce d'identité, les originaux ou une copie des diplômes, le CV, et le certificat médical autorisant à passer les épreuves sportives. Ce dernier point n'est pas une formalité : sans certificat de moins d'un an, les épreuves sportives ne peuvent pas être passées.

La motivation n'est pas pour autant absente du concours. Elle est évaluée, mais à l'oral. L'entretien d'admission part d'une question d'actualité tirée au sort, et vise à apprécier « votre motivation, votre culture générale, vos facultés d'expression, de raisonnement et votre équilibre émotionnel ». Les entretiens et les épreuves sportives se déroulent sur quatre demi-journées au maximum.

Autrement dit, entre le GAV et le SOG, la lettre est absente pour deux raisons différentes : au GAV parce que la procédure prévoit un questionnaire et des entretiens à sa place, au SOG parce que la sélection passe par une épreuve écrite anonyme puis par un oral, et jamais par un dossier de motivation.

Le questionnaire d'entretien : ce qui est établi, ce qui ne l'est pas

Autant être net sur la limite de ce qu'on peut affirmer.

Ce qui est établi : le questionnaire d'entretien appartient à la phase 2, aux côtés de l'échange collectif et de l'entretien individuel avec un référent-recrutement. Il figure comme tel dans les annexes de l'arrêté du 15 décembre 2025.

Ce qui ne l'est pas : le texte n'en publie ni le format, ni le nombre de questions, ni les critères d'évaluation, ni la durée. Des descriptions détaillées circulent sur les forums et chez des organismes de préparation ; elles ne s'appuient sur aucun texte publié à ce jour, et nous ne les reprenons pas. Un candidat qui prépare un format inventé prépare la mauvaise épreuve.

Ce qu'on peut en dire sans se tromper : il intervient dans la même phase que les deux entretiens, et sert donc le même objet, apprécier la motivation et l'aptitude au métier. Le fond que vous auriez mis dans une lettre garde toute son utilité. Il change simplement de support : une part à l'écrit dans ce questionnaire, une part à l'oral face au référent.

Pourquoi les modèles de lettre continuent de circuler

Trois raisons, et aucune n'est un procès en malhonnêteté.

La première est l'ancienneté. Beaucoup de ces pages ont été écrites avant 2026 et n'ont pas été révisées depuis. Un site met du temps à se mettre à jour, surtout sur des dizaines de fiches.

La deuxième est la confusion des situations. Une lettre de motivation reste pertinente dans des démarches voisines mais distinctes : une candidature à la réserve opérationnelle, une demande de stage, une candidature civile sur un poste administratif du ministère de l'Intérieur. Un modèle écrit pour l'une de ces situations se retrouve indexé sur la recherche générale.

La troisième est la demande elle-même. Des milliers de personnes cherchent chaque mois « lettre de motivation gendarmerie » ; des pages se créent pour y répondre, sans toujours vérifier que la question a encore un objet.

Le réflexe utile : avant de recopier un modèle, regardez la date de la page et le texte qu'elle cite. Une page qui décrit une lettre manuscrite obligatoire décrit un état antérieur du recrutement, pas celui de 2026.

Ce qu'il faut préparer à la place

Trois chantiers remplacent la rédaction d'une lettre, et ils pèsent plus lourd qu'elle.

Passer la phase 1. Elle est éliminatoire, et c'est là que s'arrêtent des candidatures solides sur le papier. Pour le GAV APJA, elle repose sur le français et la compréhension de texte, deux compétences qui se travaillent par l'entraînement, et sur un inventaire de personnalité, qui ne se révise pas mais dont il vaut mieux connaître le principe avant de s'y asseoir.

Connaître l'institution. L'échange collectif et l'entretien individuel portent sur votre adéquation au métier. Savoir ce qui distingue une brigade territoriale d'un escadron de gendarmerie mobile ou d'un peloton de surveillance et d'intervention n'est pas un ornement de culture générale : c'est ce qui rend un projet professionnel crédible face à un référent qui, lui, connaît la maison.

Construire votre récit. Pourquoi ce métier, pourquoi maintenant, et qu'avez-vous déjà fait qui aille dans ce sens. C'est très exactement la matière d'une lettre de motivation. Elle ne disparaît pas du recrutement, elle change de forme. Le candidat qui a fait ce travail répondra mieux au questionnaire et tiendra mieux l'entretien que celui qui aura peaufiné la mise en page d'un courrier que personne ne lira.

À retenir

  • Aucune lettre de motivation n'est demandée au dossier GAV depuis le 1er janvier 2026, ni au concours SOG.
  • GAV : phase 1 éliminatoire (français, compréhension de texte, inventaire de personnalité pour l'APJA ; inventaire seul pour le soutien), puis phase 2 (échange collectif, entretien individuel, questionnaire d'entretien).
  • SOG : à apporter aux épreuves d'admission, pièce d'identité, diplômes, CV et certificat médical de moins d'un an. La motivation s'évalue à l'oral.
  • Le questionnaire d'entretien existe, son format n'est pas public. Se méfier des descriptions détaillées non sourcées.
  • Le travail de fond reste nécessaire : il passe désormais par l'écrit du questionnaire et par l'oral, pas par un courrier.

Questions fréquentes

Faut-il joindre une lettre de motivation à sa candidature GAV en 2026 ? Non. L'arrêté du 15 décembre 2025, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, décrit l'intégralité de la procédure de sélection dans ses annexes et n'en mentionne aucune. La motivation est appréciée en phase 2, par l'échange collectif, l'entretien individuel et le questionnaire d'entretien.

Et pour le concours de sous-officier (SOG) ? Non plus. Le parcours de candidature officiel liste les pièces à présenter aux épreuves d'admission : pièce d'identité, originaux ou copie des diplômes, CV, certificat médical. La motivation est évaluée pendant l'entretien d'admission.

Un CV est-il demandé ? Oui pour le concours SOG : il figure parmi les documents à présenter aux épreuves d'admission. C'est d'ailleurs la seule pièce de type « candidature » exigée.

J'ai déjà rédigé ma lettre, elle ne sert à rien ? Elle ne sera pas transmise, mais le travail n'est pas perdu. Vous y avez formulé votre parcours, vos raisons et votre projet : c'est la matière que le questionnaire d'entretien et l'entretien individuel vont chercher. Gardez-la comme document de préparation personnelle.

Où déposer sa candidature ? Le dépôt se fait sur le site de recrutement de la Gendarmerie nationale. Les conditions d'âge, de nationalité et d'aptitude sont détaillées dans nos guides dédiés au GAV et au concours SOG externe.

Cette page sera-t-elle à jour si le recrutement change encore ? Les sources sont datées et citées ci-dessous. Si un arrêté modifie la procédure, c'est le Journal officiel qui fait foi, avant tout site de préparation, y compris celui-ci.

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