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Libertés publiques (OGU)Avancé5h

L'état d'urgence à l'épreuve de l'État de droit

▸ Publié Mis à jour Équipe test-concours-gendarmerie.fr

Énoncé du sujet

L'état d'urgence est-il conciliable avec l'État de droit ?

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Analyse du sujet30 min
Construction du plan45 min
Rédaction de l'introduction25 min
Rédaction du développement2 h 45
Conclusion + relecture35 min
01

Méthodologie en 3 étapes

Étape 1

Définir rigoureusement les deux notions

État de droit : soumission de la puissance publique au droit, hiérarchie des normes et garantie juridictionnelle effective des droits. État d'urgence : régime d'exception de la loi du 3 avril 1955 conférant des pouvoirs de police administrative renforcés.

Étape 2

Dépasser le faux dilemme

Évitez le « pour ou contre ». Montrez que l'état d'urgence est un régime légal et contrôlé par l'État de droit lui-même, mais que sa prolongation et sa normalisation interrogent ce dernier.

Étape 3

Ancrer dans le droit positif récent

Mobilisez la loi de 1955, l'application continue 2015-2017, la sortie par la loi SILT du 30 octobre 2017, et le contrôle du Conseil constitutionnel (QPC) comme du juge administratif (référés).

02

Gestion du temps (5h)

  1. Phase 1

    Analyse du sujet

    30 min

    Qualifier juridiquement le sujet, délimiter le champ (matière, sources), dégager la problématique.

  2. Phase 2

    Construction du plan

    45 min

    Bâtir un plan démonstratif en deux parties / deux sous-parties, ordonner règles, jurisprudences et exemples.

  3. Phase 3

    Rédaction de l'introduction

    25 min

    Accroche, définitions et qualification, intérêt du sujet, problématique, annonce de plan — rédigée au propre.

  4. Phase 4

    Rédaction du développement

    2 h 45

    Deux parties équilibrées, démonstration appuyée sur textes et jurisprudence, transitions argumentées.

  5. Phase 5

    Conclusion + relecture

    35 min

    Bilan de la démonstration et ouverture, puis relecture juridique (exactitude des références) et orthographique.

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Plan détaillé

  1. I.

    L'état d'urgence, une dérogation encadrée par l'État de droit lui-même

    L'exception n'est pas l'arbitraire : elle est prévue par la loi et délimitée, ce qui la rattache à l'État de droit.

  2. A.

    Un régime d'exception prévu et délimité par la loi

    Loi du 3 avril 1955 : conditions de déclenchement (péril imminent, calamité publique), durée encadrée, prorogation par le législateur. L'exception reste fondée en droit.

  3. B.

    Une extension des pouvoirs de police au prix des libertés

    Assignations à résidence, perquisitions administratives, interdictions de réunion : une police administrative préventive qui restreint la liberté d'aller et venir et la vie privée.

  4. II.

    Un régime sous contrôle, dont la normalisation menace l'État de droit

    La résilience de l'État de droit tient au contrôle du juge ; le risque réside dans la banalisation de l'exception.

  5. A.

    Le contrôle du juge, garant de l'État de droit

    Conseil constitutionnel (QPC, ex. 2015-527 QPC : conciliation contrôlée des assignations à résidence avec la liberté d'aller et venir) et juge administratif (référé-liberté, contrôle de proportionnalité).

  6. B.

    La banalisation de l'exception, un risque pour l'État de droit

    La loi SILT du 30 octobre 2017 intègre dans le droit commun des mesures inspirées de l'état d'urgence : un déplacement durable du curseur entre sécurité et libertés qui doit rester sous vigilance.

04

Citations & références à mobiliser

Six à huit références précises et bien placées suffisent à hisser une copie. Mémorisez-les en les rattachant à une partie du plan.

  • Loi du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence

    Loi

    Régime d'exception conférant des pouvoirs de police administrative renforcés en cas de péril imminent ou de calamité publique.

  • Loi SILT du 30 octobre 2017

    Loi

    Renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme : intègre dans le droit commun des mesures inspirées de l'état d'urgence.

  • Cons. const., 2015-527 QPC

    Jurisprudence

    Les assignations à résidence prononcées sous l'état d'urgence doivent concilier prévention des atteintes à l'ordre public et liberté d'aller et venir, sous le contrôle du juge.

  • Novembre 2015 – novembre 2017

    Date

    Application continue de l'état d'urgence après les attentats, marquée par six prorogations législatives successives.

  • État de droit

    Citation

    Soumission de la puissance publique au droit et garantie juridictionnelle effective des droits des administrés.

05

Pièges à éviter

  • Opposer frontalement état d'urgence et État de droit sans voir que le premier est prévu et contrôlé par le second.

  • Ignorer la loi SILT de 2017 et la question de la normalisation de l'exception.

  • Confondre police administrative (préventive) et police judiciaire (répressive).

  • Rester dans l'opinion personnelle au lieu de mener une démonstration juridique.

06

Synthèse de correction

Sujet classique de la matière. Le jury attend une définition exigeante de l'État de droit, une connaissance précise du régime de l'état d'urgence (loi de 1955, loi SILT de 2017) et de son contrôle juridictionnel, puis une discussion nuancée tranchant la problématique — ni apologie sécuritaire, ni angélisme. La distinction police administrative / police judiciaire doit être maîtrisée.

Sources

Documentation officielle mobilisée

Sujet relu et publié par Équipe test-concours-gendarmerie.fr Préparation aux épreuves écrites des concours Gendarmerie nationale

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