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04CONCOURS

Prépas Talents gendarmerie : les 4 classes et le calendrier

Les 4 classes Prépas Talents de la gendarmerie, leurs universités partenaires, les conditions d'âge et de ressources, et le calendrier de candidature.

ÉQUIPE TEST-CONCOURS-GENDARMERIE.FRLECTURE 19 MIN

Une préparation gratuite, rémunérée, et réservée à un profil précis

Les classes Prépas Talents (CPT) de la Gendarmerie nationale sont un dispositif d'égalité des chances, pas une prépa privée ni une voie d'accès parallèle au corps des officiers. Le portail de recrutement le formule ainsi : « Dans le cadre de la politique d'égalité des chances, la Gendarmerie propose aux jeunes d'intégrer l'une de ses 4 classes Prépas Talents (CPT) pour s'orienter vers les concours officiers de la gendarmerie. »

L'appellation n'est pas un nom commercial. La « Prépa Talents de l'Ecole des officiers de la gendarmerie nationale » figure nommément à l'annexe II de l'arrêté du 5 août 2021 fixant la liste des cycles de formation dénommés « Prépas Talents », publié au Journal officiel n° 0181 du 6 août 2021, aux côtés des Prépas Talents de l'École nationale de la magistrature, de l'École nationale des douanes ou de l'École nationale des greffes. Le dispositif appartient donc au réseau interministériel des Prépas Talents, avec sa propre déclinaison militaire.

Ce qui le distingue de toute autre préparation : l'élève n'est pas un étudiant inscrit à un cours du soir, il porte un statut. Le portail est explicite : « En votre qualité d'élève, vous bénéficiez du statut de gendarme adjoint. » L'arrêté qui encadre les cycles le dit dans les termes du droit militaire : les élèves des classes préparatoires organisées par le commandement des écoles de la gendarmerie nationale « ont le statut de volontaires servant en qualité de militaires dans la gendarmerie » et « doivent ainsi satisfaire aux conditions d'aptitude médicale pour accéder à ce statut ». Vous êtes donc militaire pendant votre année de préparation, avec la solde, le logement et les sujétions qui vont avec. Le même texte dit aussi qui paie la formation, et c'est ce qui fonde le mot « gratuite » : « l'ensemble des coûts de formation est supporté par chaque établissement, qui met à leur disposition les ressources pédagogiques permettant d'assurer le bon déroulement du cycle de formation » (article 13).

La fiche officielle, dans sa version en ligne au 23 septembre 2026, écrit que le dispositif « met un accent spécifique sur la préparation des concours officier universitaire et du corps technique et administratif » : ce sont les deux concours que la classe prépare en priorité, et la fiche les met sur le même plan. Ce n'est pas une prépa généraliste déguisée, même si la formation ouvre aussi, selon cette même page, sur « tout autre concours de la fonction publique ».

4

classes ouvertes

Amiens, Clermont-Ferrand, Montpellier, Paris

15 à 20

places par classe

chiffre du portail de recrutement

1 205 €

net mensuel environ

prime d'alimentation incluse

26 ans

âge maximum

au dépôt de candidature, pas au 1er janvier

Données relevées sur la fiche officielle des classes Prépas Talents de la Gendarmerie nationale, rouverte le 23 septembre 2026.

Les quatre classes, leurs casernes et leurs universités partenaires

Le portail indique que « 4 classes Prépas Talents sont ouvertes. Chacune d'elles, rattachée à une ou des universités partenaires, offre entre 15 et 20 places. » Le total n'est pas publié comme tel : en multipliant, on obtient une fourchette de 60 à 80 places par promotion, et ce calcul est de nous, pas de la gendarmerie.

Chaque classe est implantée dans une caserne et adossée à un partenariat universitaire distinct. Ce point compte au moment de candidater : la coloration académique n'est pas la même d'un site à l'autre. Montpellier et Paris s'appuient l'un et l'autre sur un institut d'études judiciaires, la fiche officielle le publie ainsi ; en conclure une culture juridique plus marquée qu'ailleurs est notre lecture et non la sienne, la gendarmerie ne caractérisant aucune des quatre classes.

À Amiens, le partenariat avec l'Université de Picardie Jules Verne prend la forme d'un cursus diplômant : l'université décrit une « préparation diplômante [...] et intensive aux concours d'officier de gendarmerie », sanctionnée par un diplôme d'université qu'elle intitule « prépatalents d'Officier de gendarmerie », hébergée à son Institut de préparation à l'administration générale. L'élève ne repart donc pas les mains vides si le concours n'est pas décroché cette année-là.

ClasseCaserne d'implantationPartenariat universitaire
Amiens (Somme)Caserne GarinUniversité de Picardie Jules Verne
Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)Caserne FrontfrèdeUniversité de Clermont Auvergne
Montpellier (Hérault)Caserne LepicInstitut d'études judiciaires (IEJ) et IPAG de l'Université de Montpellier
Paris (Île-de-France)Caserne Babylone de la Garde républicaine, résidence à Ivry-sur-Seine (caserne lieutenant Lenfant)IEJ de l'Université Paris II Panthéon-Assas et École normale supérieure PSL
Implantations et partenariats tels que les publie la fiche officielle des classes Prépas Talents, consultée le 23 septembre 2026.

Conditions d'accès : le diplôme n'est pas le filtre le plus sélectif

Deux pages officielles publient cette liste et elles ne disent pas tout à fait la même chose : la fiche de présentation des classes Prépas Talents en donne cinq conditions, la page « parcours de candidature » en ajoute une sixième. C'est la seconde qu'il faut retenir, parce qu'elle est la plus complète.

Nationalité française.

Journée défense et citoyenneté : « avoir effectué sa JDC (Journée défense et citoyenneté) ou sa JAPD (Journée d'appel de préparation à la défense) ». Cette condition n'apparaît que sur la page « parcours de candidature », pas sur la fiche de présentation. C'est exactement le genre d'omission qui fait recaler un dossier à l'examen de recevabilité, et l'attestation figure d'ailleurs dans la liste des pièces à fournir.

Âge : « être âgé de 26 ans au plus à la date du dépôt de candidature ». Lisez bien la date de référence, elle ne ressemble à aucune autre du recrutement gendarmerie. Au concours de sous-officier, l'article 13-1 du décret n° 2008-952 demande des candidats « âgés de dix-sept ans au moins et de trente-cinq ans au plus au 1er janvier de l'année du concours » ; ici, c'est le jour où vous déposez votre dossier qui compte. Un candidat qui fête ses 27 ans en février peut donc encore déposer en janvier, mais plus une fois son anniversaire passé. La fiche candidat résume la fourchette à « Entre 18 et 26 ans ».

Parcours dans des conditions difficiles : « avoir accompli un parcours universitaire dans des conditions matérielles, géographiques ou familiales difficiles (faible revenu des parents ou du candidat, bourse d'études etc.) ». C'est la raison d'être du dispositif, et c'est le critère qui en fait autre chose qu'une prépa ouverte à tous. Ne le lisez pas comme une formule souple : l'arrêté qui encadre les Prépas Talents lui donne un seuil chiffré, détaillé plus bas, et il porte sur les ressources. Un dossier se construit donc sur des pièces, pas sur une déclaration.

Diplôme : « être titulaire d'un diplôme ou titre conférant le grade de master 2 ». À la date d'intégration, le portail accepte aussi « un diplôme ou titre homologué ou enregistré au répertoire national des certifications professionnelles au niveau 7 ».

Étudiants en cours d'année : le texte prévoit une tolérance précise. « Les candidats qui justifient accomplir l'année d'études en vue de l'obtention du niveau exigé, peuvent être autorisés à se présenter. Il leur sera précisé que la soutenance d'un mémoire éventuel devra intervenir à la fin de l'année scolaire (juin/début juillet au plus tard). A défaut, ils devront fournir une attestation de réussite délivrée par le président de leur faculté. » Si vous êtes en M2 au moment de candidater, vous n'êtes donc pas hors jeu, mais votre calendrier de soutenance devient une pièce du dossier.

Le calendrier de candidature : une seule fenêtre, de novembre à mi-avril

La fiche de présentation est laconique : « Les inscriptions ont lieu de novembre à mi-avril. » La page « parcours de candidature » est plus précise et lève l'ambiguïté sur l'année : « Les inscriptions sont ouvertes chaque année de novembre (année N-1) à mi-avril (année N) et s'effectuent en ligne. » Autrement dit, vous déposez à l'automne pour une entrée en classe l'été suivant. Il n'y a pas de seconde session annoncée, pas de dépôt au fil de l'eau le reste de l'année.

Nous avons rouvert la fiche officielle le 23 septembre 2026 : son encart de candidature, sous l'étiquette « Inscription », affichait « Fermé ! ». C'est cohérent avec la fenêtre publiée, et cela vous situe si vous lisez cette page à l'automne : la campagne suivante ouvre en novembre.

Une pièce du dossier mérite d'être préparée à l'avance, parce qu'elle vous engage : la liste des documents se termine par le « classement par ordre de préférence des 4 CPT et souhait des concours de gendarmerie envisagés ». Vous choisissez donc vos classes et vos concours dès le dépôt, et la commission vous demandera de confirmer ce classement à la fin de l'oral.

Vient ensuite l'instruction, et les deux pages officielles ne s'y accordent pas davantage que sur les conditions d'accès : la fiche de présentation se contente d'une visite médicale chez le recruteur, rencontré « afin de finaliser votre dossier », puis d'un « entretien de sélection auprès d'un jury » où tombent des « questions de culture générale ». C'est la page « parcours de candidature » que nous suivons ici, parce qu'elle détaille chaque étape, mais retenez la culture générale : elle n'apparaît que sur l'autre page. « Quelques semaines après votre inscription », vous êtes convoqué au centre de recrutement de votre région pour une session d'information : vérification du dossier avec le recruteur, entretien individuel sur vos motivations, et « réalisation d'un test psychométrique ». « Quelques semaines après ce premier entretien », le Centre de sélection et de concours (CSC) vous convoque pour une visite médicale dans l'antenne médicale la plus proche de votre domicile, qui détermine votre aptitude physique. C'est cette convocation du CSC que la fiche de présentation ignore, en rattachant la visite médicale au seul recruteur.

Une fois le dossier examiné, vous êtes informé de votre admissibilité, puis convoqué à « l'épreuve de sélection (oral uniquement) qui se déroulera à la direction générale de la gendarmerie nationale à Issy-les-Moulineaux (92130) ». Elle dure 30 minutes et se découpe en une présentation de votre parcours et de votre motivation (5 minutes), puis des questions du jury « sur le parcours et votre motivation et des questions diverses portant sur l'actualité ou ayant trait à des points abordés dans votre dossier de candidature » (25 minutes). À noter pour éviter une frayeur inutile : la rubrique s'intitule « Les oraux et le sport », mais son propre texte précise « oral uniquement ». L'aptitude physique se joue à la visite médicale, pas sur un parcours chronométré.

Les résultats, enfin, « sont publiés au mois de juin ». La sélection se joue donc sur le dossier, un test psychométrique et un oral de trente minutes : ni dissertation d'entrée, ni QCM d'admissibilité. Préparer une candidature en CPT, ce n'est pas réviser un programme, c'est documenter son parcours et savoir le raconter devant un jury militaire.

  1. Novembre (année N-1)

    Ouverture des inscriptions

    Dépôt en ligne du dossier, avec classement par ordre de préférence des 4 CPT et souhait des concours envisagés.

  2. Mi-avril (année N)

    Clôture des inscriptions

    Fin de l'unique fenêtre de dépôt publiée. Aucune seconde session annoncée.

  3. Quelques semaines après l'inscription

    Session d'information au centre de recrutement

    Vérification du dossier, entretien individuel avec un recruteur et test psychométrique.

  4. Quelques semaines après cet entretien

    Visite médicale

    Convocation par le Centre de sélection et de concours, antenne médicale la plus proche du domicile, pour l'aptitude physique.

  5. Après examen du dossier

    Admissibilité, puis oral de sélection

    30 minutes à la DGGN d'Issy-les-Moulineaux : 5 minutes de présentation, 25 minutes de questions du jury.

  6. Juin

    Publication des résultats

    Les résultats sont publiés au mois de juin sur le site de recrutement.

  7. Début août

    Convocation en classe

    Affectation à Amiens, Clermont-Ferrand, Montpellier ou Paris, selon les vœux et les places disponibles.

  8. Fin juin de l'année suivante

    Fin de la scolarité

    Terme du cycle académique et militaire.

Séquence publiée par la page « parcours de candidature » des classes Prépas Talents, rouverte le 23 septembre 2026. Les mois donnés sont ceux de la source ; les délais « quelques semaines » sont sa propre formulation, la gendarmerie ne publie pas de date ferme pour ces deux convocations.

Ce que contient l'année : académique et militaire à la fois

La particularité du dispositif, écrite noir sur blanc par la gendarmerie, est qu'« il allie une formation académique, grâce à des conventions avec des universités partenaires, et une formation militaire à l'école pendant toute la durée du cursus ».

Le cycle court « d'août à juin » et comprend une formation militaire initiale d'acculturation en trois phases : une phase d'incorporation administrative, une phase de stage pratique militaire « destinée à renforcer la cohésion de la classe et à acculturer les élèves à la militarité (apprentissage au tir, bivouacs etc.) », et une phase de formation théorique aux fondamentaux du statut militaire.

S'y ajoute un accompagnement individuel que peu de préparations offrent : « Les élèves sont accompagnés individuellement par un tutorat exercé par des officiers de gendarmerie pour des conseils méthodologiques, un retour sur expérience ainsi qu'un soutien personnel. » Le tuteur est un officier de gendarmerie, pas un enseignant vacataire.

La gendarmerie ne vend pas l'année comme confortable, et sa formulation mérite d'être lue avant de candidater : « Le rythme de cette année de préparation est intense et demande de l'engagement, de la rigueur et une adhésion aux valeurs militaires. » Une CPT n'est pas une année de césure aménagée.

  • Statut : gendarme adjoint pendant toute la durée du cursus
  • Solde : environ 1 205 € net mensuel, prime d'alimentation incluse
  • Logement : hébergement en caserne à titre gratuit
  • Transport : réduction de 75 % sur le tarif SNCF
  • Encadrement : tutorat individuel par des officiers de gendarmerie

Ce que l'arrêté garantit, et que la fiche de recrutement ne dit pas

Le dispositif ne repose pas seulement sur une page de recrutement : il est encadré par l'arrêté du 5 août 2021 relatif aux cycles de formation dénommés « Prépas Talents », toujours en vigueur au 23 septembre 2026. Quatre points en ressortent, qui ne figurent pas sur la fiche de recrutement et qui changent la lecture qu'on fait du dispositif.

Le critère social a un seuil chiffré. Là où la fiche parle de « conditions matérielles, géographiques ou familiales difficiles », l'arrêté fixe une condition mesurable : les candidats doivent remplir, « lors de l'admission, les conditions de ressources fixées pour bénéficier d'une bourse d'enseignement supérieur sur critères sociaux ». Le critère n'est donc pas laissé à l'appréciation du jury : il renvoie au barème des bourses de l'enseignement supérieur. C'est ce qui donne son sens à la formule « boursier ou en droit de l'être » employée par la gendarmerie.

Vous vous engagez à passer le concours. L'article 10 est sans ambiguïté : « Les préparationnaires s'engagent à suivre l'intégralité du cycle de formation et à participer à l'un au moins des concours préparés. » L'année n'est donc pas une préparation à consommer librement. L'arrêté prévoit d'ailleurs qu'en cas de manquement à l'obligation d'assiduité ou au règlement intérieur, « il peut être mis fin à la formation du préparationnaire concerné par décision du chef d'établissement ».

Un échec au concours n'éteint pas le droit à préparation. C'est la disposition la moins connue, et sans doute la plus importante pour décider de candidater : « Les préparationnaires non admissibles ou admissibles non admis aux concours préparés bénéficient, au vu notamment de leur assiduité, des résultats obtenus et de leur capacité à progresser, d'aménagements de formation leur permettant de poursuivre leur préparation pendant une année supplémentaire. » Une seconde année est donc prévue par le texte, sous conditions d'assiduité et de progression.

Le nombre de places de l'année est publié avant la clôture. La fourchette « 15 à 20 » est une indication permanente. Le chiffre réel d'une campagne figure dans l'appel à candidatures, que l'arrêté impose de diffuser « un mois au moins avant la date limite de dépôt », sur le site de l'établissement et sur celui du ministère chargé de la fonction publique, en précisant notamment « le nombre de places offertes, les modalités de sélection, les conditions générales et le calendrier du cycle de formation ». Si vous voulez le nombre exact, c'est là qu'il se trouve, et pas avant.

Ce que la classe ne fait pas : elle ne vous recrute pas

C'est le malentendu à lever avant de candidater. Intégrer une CPT ne vous fait pas entrer dans le corps des officiers : cela vous met en position de passer le concours dans de meilleures conditions. La gendarmerie emploie d'ailleurs le conditionnel : « Cette préparation devrait vous permettre de réussir de façon optimale les concours officier universitaire et du corps technique et administratif ainsi que tout autre concours de la fonction publique. » Ce n'est pas une garantie de réussite, et la fiche ne publie aucun taux de réussite des élèves.

Le concours universitaire d'officier de gendarmerie, l'un des deux que la classe prépare en priorité, a son propre calendrier, indépendant de celui de la classe. Pour la session 2027, le portail de la fonction publique ouvre les inscriptions au 1er septembre 2026, les clôt au 8 janvier 2027, place les épreuves écrites d'admissibilité « les 09 et 10 mars 2027 » et la publication des résultats au mois de juin, le tout au titre d'un « calendrier prévisionnel » (c'est son terme, pas le nôtre). Nous ne recopions pas ici la session date par date : elle est tenue à jour sur notre page consacrée au concours universitaire, et c'est là qu'il faut la relire avant de s'inscrire, une seule version d'un calendrier prévisionnel valant mieux que deux. Le diplôme exigé y est indiqué comme « MASTER - DESS - DEA niveau 7 », ce qui recoupe la condition d'entrée en classe.

Un point d'âge à vérifier vous-même, parce qu'il se joue sur deux bornes différentes. La classe se ferme à 26 ans au plus à la date du dépôt de candidature ; le concours universitaire, lui, exige d'être « âgé de 27 ans au plus au 1er janvier de l'année du concours ». Et l'arrêté impose de remplir « au plus tard lors de l'admission à ce cycle, les conditions requises de la part des candidats aux concours correspondants ». Si vous candidatez à la CPT à 26 ans, posez donc les deux dates côte à côte avant de vous lancer : c'est la borne du concours, et non celle de la classe, qui décidera de votre droit à concourir l'année suivante.

Mettez les deux calendriers l'un sous l'autre et une conséquence apparaît, qui est une déduction de notre part et non une citation : un élève entré en classe au mois d'août passe les écrits du concours au milieu de son année, en mars, et en connaît le résultat au mois de juin, c'est-à-dire au moment même où son cycle s'achève. La classe ne se termine donc pas par le concours, elle l'englobe. Cela change la façon de répartir son effort : le pic de préparation se situe en hiver, pas au printemps.

Deuxième conséquence, du même ordre déductif : pour la session 2027, la fenêtre d'inscription au concours court du 1er septembre 2026 au 8 janvier 2027. Elle s'ouvre donc dès le deuxième mois de l'année de classe et se referme avant la mi-janvier, c'est-à-dire pendant que l'élève découvre encore la formation militaire. Ne comptez pas vous en occuper au printemps : relevez les dates de la session que vous visez dès votre candidature à la CPT.

À retenir

Les classes Prépas Talents de la gendarmerie sont une préparation d'un an aux concours d'officier, gratuite, rémunérée environ 1 205 € net par mois prime d'alimentation incluse, logée en caserne, et réservée aux titulaires d'un master 2 de 26 ans au plus au dépôt du dossier, ayant accompli leur parcours universitaire dans des conditions matérielles, géographiques ou familiales difficiles et remplissant, à l'admission, les conditions de ressources d'une bourse sur critères sociaux.

Quatre classes existent, à Amiens, Clermont-Ferrand, Montpellier et Paris, chacune adossée à une ou plusieurs universités partenaires et offrant entre 15 et 20 places. La candidature s'ouvre en novembre et se ferme à la mi-avril, sans seconde session annoncée. La sélection se fait sur dossier, test psychométrique, visite médicale et oral de trente minutes devant un jury, sans épreuve écrite d'entrée ; les résultats tombent en juin, l'entrée en classe se fait à compter du début du mois d'août, pour une scolarité qui court jusqu'à la fin juin de l'année suivante, sous statut de gendarme adjoint.

Deux choses à retenir avant de candidater. D'abord, la classe prépare le concours, elle ne le remplace pas : l'inscription au concours universitaire est une démarche distincte, avec son propre calendrier et sa propre borne d'âge. Ensuite, l'arrêté qui encadre le dispositif prévoit une année supplémentaire de préparation pour les élèves non admis, sous conditions d'assiduité et de progression, et il vous engage en retour à suivre l'intégralité du cycle et à présenter au moins un des concours préparés. Si votre profil ne coche pas le critère de ressources, ce dispositif n'est pas votre porte d'entrée, et c'est vers la voie universitaire classique qu'il faut vous tourner.

Faut-il être boursier pour intégrer une classe Prépa Talents de la gendarmerie ?
Il faut distinguer les deux textes. Le portail de recrutement demande d'« avoir accompli un parcours universitaire dans des conditions matérielles, géographiques ou familiales difficiles (faibles revenus des parents ou du candidat, bourse d'études, etc.) » : la bourse n'y est qu'un exemple parmi d'autres. Mais l'arrêté du 5 août 2021 pose une condition chiffrée, à remplir « lors de l'admission » : réunir « les conditions de ressources fixées pour bénéficier d'une bourse d'enseignement supérieur sur critères sociaux ». Il n'est donc pas indispensable d'être boursier au moment de candidater, mais il faut se situer dans le barème de ressources des bourses sur critères sociaux. Constituez votre dossier avec les pièces qui le prouvent.
Peut-on candidater en étant encore en master 2 ?
Oui, sous condition. Le portail prévoit que « les candidats qui justifient accomplir l'année d'études en vue de l'obtention du niveau exigé, peuvent être autorisés à se présenter », avec une soutenance de mémoire devant intervenir « à la fin de l'année scolaire (juin/début juillet au plus tard) », ou à défaut une attestation de réussite délivrée par le président de la faculté.
Est-on payé pendant la classe Prépa Talents ?
Oui. L'élève a le statut de gendarme adjoint et perçoit environ 1 205 € net par mois, prime d'alimentation incluse, avec hébergement en caserne à titre gratuit et une réduction de 75 % sur le tarif SNCF.
Combien de places sont ouvertes chaque année ?
Le portail annonce quatre classes offrant chacune « entre 15 et 20 places ». Il ne publie pas de total. La fourchette de 60 à 80 places que l'on obtient en multipliant est un calcul de notre part, pas un chiffre officiel.
Y a-t-il une épreuve écrite pour entrer en classe Prépa Talents ?
Non. Les pages officielles n'annoncent ni dissertation ni QCM d'admissibilité, et la page « parcours de candidature » qualifie explicitement la phase d'admission d'« épreuve de sélection (oral uniquement) ». La sélection passe par l'examen du dossier, une session au centre de recrutement comprenant un entretien avec un recruteur et « la réalisation d'un test psychométrique », une visite médicale d'aptitude physique convoquée par le Centre de sélection et de concours, puis un oral de 30 minutes devant un jury à la direction générale de la gendarmerie nationale à Issy-les-Moulineaux : 5 minutes de présentation du parcours et de la motivation, 25 minutes de questions.
Que se passe-t-il si on échoue au concours à la fin de l'année de prépa ?
L'arrêté du 5 août 2021 prévoit une seconde chance, sous conditions. Les préparationnaires « non admissibles ou admissibles non admis aux concours préparés bénéficient, au vu notamment de leur assiduité, des résultats obtenus et de leur capacité à progresser, d'aménagements de formation leur permettant de poursuivre leur préparation pendant une année supplémentaire ». Ce n'est donc ni automatique ni discrétionnaire : l'assiduité et la progression sont les critères écrits.
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